Le feu tricolore ne fonctionne plus depuis une dizaine de jours. Les enfants traversent entre deux camions.
Le feu tricolore ne fonctionne plus depuis une dizaine de jours. Les enfants traversent entre deux camions.

mickaël penverne

Cest l'heure du déjeuner. Les élèves de l'école de Madrague-ville (15e) rejoignent leurs parents de l'autre côté de la route. Sans aucune sécurité : le feu tricolore ne fonctionne plus. Placé en ZEP (zone d'éducation prioritaire), l'établissement, qui accueille 230 enfants, a été vandalisé il y a une semaine : peinture répandue sur le sol, vaisselle de la cantine fracassée, vidéoprojecteur et ordinateur volés, etc.
« Ils sont passés par la fenêtre de derrière, explique tout sourire le petit Chakib, 7 ans. Après, l'école, elle a fermé. » Une journée, le temps que les services de la ville réparent et nettoient. « L'équipe enseignante a très bien réagi, souligne une jeune maman qui repart en coup de vent. Ils ont expliqué aux enfants ce qui s'était passé et les cours ont repris normalement ». L'enquête de la police n'a encore rien donné. « Ce sont sans doute des adolescents qui ont fait ça pour l'adrénaline, souffle un membre de l'encadrement. A priori, ce sont les mêmes qui sont venus il y a quelques semaines. Mais les dégradations étaient moins graves. »

La solution télésurveillance
Pour mettre fin à ces exactions, la mairie propose de relier l'école au central de télésurveillance de la ville (3e). « On a déjà mis en place ce dispositif pour des écoles des 15e et 16e arrondissements, explique Danielle Casanova, adjointe au maire chargée des écoles. Depuis, ces établissements n'ont pas été vandalisés ». Le hic, c'est que ce central est « saturé ». Il faudra donc en construire un autre. « Le projet est à l'étude, assure Danielle Casanova. Cela pourrait se faire l'année prochaine. »