23,3 km de canalisations ont été remplacées l'année dernière.
23,3 km de canalisations ont été remplacées l'année dernière.

mickaël penverne

La communauté urbaine de Marseille lancera avant la mi-juillet deux appels pour la distribution et l'assainissement de l'eau sur son territoire. Le prochain contrat de délégation de service public (DSP), qui sera signé le 1er janvier 2014, portera sur près de 3,5 milliards d'euros. Grand favori de l'épreuve : la Société des Eaux de Marseille (SEM), détenue par Veolia, et qui présente vendredi à ses actionnaires un chiffre d'affaires en progression de 3 %.

Tentation du low cost
La SEM détient le « marché » de l'eau à Marseille depuis 1960. Une situation de « rente » que dénoncent régulièrement les élus écologistes. « Il y a une véritable porosité entre l'exploitant industriel et le monde politique local », s'insurge Sébastien Barles, porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts. Dans sa ligne de mire : Loïc Fauchon, PDG de la SEM et ancien directeur de cabinet de Gaston Defferre. « C'est de la connivence ou de la confiance ?, répond l'intéressé. Quand on sert une ville depuis soixante ans, sans incident majeur, ni grève, peut-on reprocher aux élus de faire le bon choix ? » Plusieurs villes, comme Antibes en avril, ont profité du renouvellement de leur DSP pour négocier une baisse des tarifs. A Marseille, les négociations commenceront à la fin de l'année. « Il y aura sans doute une diminution des prix, explique-t-on à la communauté urbaine. Mais on ne sait pas encore de combien. Il est trop tôt. » Loïc Fauchon, lui, met déjà en garde : « Il faut trouver le bon prix pour la meilleure qualité. Attention à la tentation du low-cost. »

finances

Malgré la crise, la SEM a vu son chiffre passé de 4 milliards d'euros en 2010 à 4,13 milliards en 2011. Le groupe a remporté les marchés des ports de plaisance de MPM, de l'hôpital de la Timone, ou encore de la SNCM. Durant la même période, les investissements ont diminué de 18,9 %, passant de 33,4 millions à 27,1 millions d'euros.