Marseille, capitale mal-aimée du Sud Est de la France
Marseille, capitale mal-aimée du Sud Est de la France

Christine Laemmel

Ce n’est pas nouveau, Marseille traîne derrière elle une mauvaise réputation. En moins d'une semaine, trois fusillades ont causé la mort de trois personnes dans l’agglomération marseillaise. Son image est plus que jamais celle d’une ville où la criminalité enflamme les rues. La cité  décrite tristement comme une «Naples à la française», fait la une des médias depuis l’été 2011.

3 août 2011, le groupe Vinci «abandonne» un parking du centre ville, «las des intimidations et des dégradations» opérées depuis plusieurs semaines. Dans la foulée, Nicolas Sarkozy débarque le préfet en place et promet un renforcement des mesures sécuritaires.

Depuis quelques jours, après la fusillade de Vitrolles ayant causé la mort d’un malfaiteur et grièvement blessé un policier, un braquage à la kalachnikov dans le quartier de La Rose fait un mort de plus. Ce jeudi soir, une troisième attaque a fait un mort et un blessé grave.

Encore une fois, Marseille est pointée du doigt comme une cité meurtrière où il ne fait définitivement pas bon vivre.

Le 25 novembre, Michèle Rivasi, députée européenne Europe-Ecologie du grand sud est et Sébastien Barles, conseiller municipal de Marseille, porte-parole régional EELV, signaient une tribune explicite dans le Monde.fr: «Marseille: ya basta!» Selon les deux élus, «les règlements de compte, l'amoncellement de poubelles dans les rues, la chasse aux Roms (…), la montée de la violence dans les quartiers nord (…) gangrènent la cité phocéenne.»

Habitants de la région marseillaise, partagez-vous leur constat? Au quotidien, vous sentez-vous en sécurité dans les rues de la cité phocéenne? Ressentez-vous une montée de la violence? Avez-vous le sentiment que la ville est injustement montrée du doigt?

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