Le site de l'étang de Berre.
Le site de l'étang de Berre. - P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Une association qui ne manque pas de flair. Couvrant une superficie de 32 000 km2 qui englobe la région de l'étang de Berre et l'ouest des Bouches-du-Rhône, Airfopeb basée à Martigues recense les émanations désagréables pour les riverains de sites industriels notamment. Et pour parvenir à ses fins, Airfopeb s'appuie sur plusieurs dispositifs.

Une centaine de bénévoles
« Les personnes incommodées peuvent appeler un numéro vert* ou nous pouvons être saisis par des collectivités territoriales ou la Dreal, explique Xavier Villetard, directeur d'Airfopeb. Mais nous nous appuyons surtout sur nos « nez » qui effectuent des relevés toute l'année. » Cette centaine de bénévoles reçoivent tous les mois une fiche où ils notent les mauvaises odeurs humées durant une période de 5 jours. « C'est simple à faire, affirme Françoise Morel, nez bénévole depuis trois ans. Il me manque juste parfois les mots pour identifier les différentes nuances des odeurs. » Ces opérations sont accompagnées de campagnes densifiées où une vingtaine de personnes sont formées pour repérer des odeurs en particulier. « Cela nous permet d'identifier, pour une déchetterie par exemple, quelle partie du processus crée des gênes olfactives », précise Mélanie Selvanizza, ingénieur chez Airfopeb. Ainsi, l'association peut repérer l'origine des mauvaises odeurs et transmettre ses éléments à la Dreal, qui aura ainsi les responsables dans le pif.

Résultats

Pour le directeur d'Airfopeb, « il y a une diminution des nuisances olfactives dans la région. L'augmentation du nombre de nos postes d'observation nous permet d'être plus réactifs et donc d'être pris plus au sérieux par les industriels. »

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