La fédération Terre de commerces, qui regroupe les commerçants du centre-ville, a demandé hier un moratoire au préfet et aux collectivités sur les projets de « village des marques ». Plusieurs projets de villages, qui regroupent des dizaines de magasins d'habillement de marques à prix cassés, sont en préparation dans le département. Marques Avenue et Mc Arthur Glen, deux spécialistes du concept, nourrissent des projets aux Pennes-Mirabeau et à Miramas. Deux autres projets, à Peynier et à La Valentine seraient aussi dans les tuyaux, portés par des promoteurs dont les noms n'ont pas été donnés. « Nous demandons au préfet, qui préside la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) de suspendre toute décision sur les villages de marque, résumait hier Laurent Carratu, président de la fédération. Les commerçants demandent que des études d'impact sur l'attractivité commerciale du centre-ville de ce type de concept soient effectuées. La chambre de commerce de Marseille s'est dite prête à mener ces études. « Nous sommes prudents et réservés » sur l'implantation de ces villages, a indiqué le président de la CCI, Jacques Pfister. Concernant le projet de la Valentine, la ville de Marseille a souhaité dans un communiqué « que les porteurs du projet reportent la présentation de leur dossier en CDAC de quelques semaines », le temps « de conduire une meilleure concertation ». Elle a toutefois rappelé son attachement au projet estimant « qu'il serait dommage qu'il soit écarté ».L. B.