Huit personnes étaient en garde à vue hier soir après l'attaque, dimanche soir, du camp de Roms de la porte d'Aix (1er), a-t-on appris hier auprès de la surêté départementale de la police judiciaire. Une « dizaine d'hommes » équipés de « batons », s'est rendu dimanche soir dans le camp de fortune installé par des Roms à la sortie de l'A7. La police parle d'une « agression rapide ». Plusieurs hommes ont été blessés légèrement. En partant, les agresseurs ont incendié deux tentes. La police échafaude trois hypothèses sur la raison de cet acte : « une agression raciste, ce qui serait une première », estime la police, une tentative de vol » ou « un différent lié à un trafic ». Dans la nuit des faits, la police a interpellé huit personnes « qui nient tous », mais sur lesquels pèse « un faisceau d'indices ». Il s'agirait de « jeunes majeurs et mineurs issus d'un quartier avoisinant ». Les victimes ont commencé à être entendues hier.L.B.