mort subite pour le contrat aidé

social Des associations s'inquiètent du gel du dispositif CUI-CAE

laurent berneron

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Réveil brutal. Les membres du collectif « pour le maintien de l'emploi dans le secteur non marchand » doivent manifester cet après-midi devant la préfecture contre « le gel » du dispositif d'emplois aidés de type CUI-CAE. Ce nouveau contrat était entré en vigueur le 1er janvier dernier. Il permettait l'emploi de jeunes, de chômeurs de longue durée ou de titulaires du RSA dans les secteurs culturels, sociaux ou éducatifs, grâce à un financement du salaire assuré majoritairement ou totalement par l'État. Piloté par le Pole emploi, le dispositif a été victime de son succès. Trente-deux mille contrats de ce type ont été signés en Paca depuis janvier, soit la totalité de l'enveloppe allouée par l'Etat pour la région. Mais les employeurs, comme les bénéficiaires du CUI-CAE ou les candidats à ce type de contrat, n'ont pas été informés. « Ils nous est officieusement signalé depuis quelques jours par le Pôle emploi l'impossibilité immédiate d'établir de nouveaux contrats ou de renouveler les contrats existants », constatent une quinzaine d'associations de chantiers d'insertion, qui ont écrit au préfet. « Il y avait une incitation énorme pour se lancer dans ce dispositif. Or L'Etat savait que des contrats allaient être renouvelés », témoigne Pier Robert, administrateur de compagnie. Selon le collectif, qui a lancé un recensement, « des milliers de personnes en Paca » verraient leur emploi rayé ou leur projet d'emploi stoppé. La fin du dispositif mettrait aussi globalement en danger des structures, estime-il. La préfecture indique, pour le moment, qu'une attention particulière pourrait être portée aux seuls chantiers d'insertion, aux assistants de vie scolaire et aux titulaires d'un RSA.

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