La RTM doit renouveler les pots catalytiques de plus de 230 de ses 540 bus.
La RTM doit renouveler les pots catalytiques de plus de 230 de ses 540 bus. - P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Remplacer un polluant par un autre. Le réseau écologiste Ecoforum a tiré la semaine dernière la sonnette d'alarme sur les filtres à particules qui pourraient bientôt équiper plus de 230 des 540 bus de la RTM. Installés sur des bus d'ancienne génération, ces filtres permettent de limiter les émissions de particules fines dans l'air, particulièrement dangereuses pour la santé. Mais selon Ecoforum, la technologie choisie par la RTM « multiplie par sept les rejets de dioxyde d'azote [NO2] », autre polluant atmosphérique nocif (lire ci-dessous).

Nouvelle norme européenne
Ce choix est surprenant dans la mesure où des technologies plus performantes existent déjà sur le marché, et que l'appel d'offres de la RTM avait été lancé au premier trimestre 2010, plusieurs mois après un avis de l'Afsset. En septembre 2009, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail soulignait que « certains filtres à particules accroissent les émissions de dioxyde d'azote ». Elle appelait industriels et opérateurs de transports en commun « à retenir les technologies les plus performantes » en matière de NO2, et à anticiper sur l'entrée en vigueur, prévue en 2014, de la norme Euro 6 qui abaisse encore les seuils d'émission des véhicules. Depuis mai 2009, la RTM a signé un partenariat d'appui technique et de cofinancement avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), pour « l'optimisation du parc de véhicules ». Contactées hier, les deux institutions n'ont pas souhaité répondre avant la présentation de leurs actions de développement durable, prévue mi-novembre.

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