Une maison commune pour les arts de la rue

Culture Sept compagnies emménagent peu à peu dans la nouvelle cité des Aygalades

laurent berneron

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La première tranche de travaux à la Cité doit s'achever dans quelques semaines.

La première tranche de travaux à la Cité doit s'achever dans quelques semaines. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Quinze ans après sa génèse dans les têtes, la Cité des arts de la rue, aux Aygalades (15e), vit ses dernières finitions avant son ouverture officielle. Dimanche, l'un de ses concepteurs, Pierre Berthelot, organise le démagement symbolique de sa compagnie Générik Vapeur des abattoirs de Saint-Louis vers la cité.

Pas de parc d'attraction
En 1995, l'idée de la Cité née de l'envie « d'avoir un lieu dédié aux arts de la rue » rappelle Pierre Berthelot, dans une région où les compagnies sont légion et ont été souvent pionnières. Sept structures la composent, représentant chacune une facette des arts de la rue. La formation de jeunes talents internationaux (Faiar), le centre national (Lieux Publics), le théâtre acrobatique (Gardens), la construction et les décors (Sud Side), la diffusion (Karwan), l'interface arts/habitants (Lezarap'art) et Générik. Frilosités politiques face à cet art né « façon underground », revendications d'indépendances de ses acteurs… Le chemin vers la Cité n'a pas été court, et « 2 013 a été déterminant », reconnaît Pierre Berthelot. Deux mois après la désignation de Marseille comme capitale européenne de la culture, la première pierre fut posée aux Aygalades. Aujourd'hui, les sept compagnies disposent d'un « laboratoire scénique » de 36 000 m², dont11 000 m² de bâti. Le site sera avant tout un lieu de création, pas de diffusion. « Bien sûr on accueillera du public, mais plutôt pendant les phases de travail, indique Pierre Berthelot. On a pas envie de créer un parc d'attraction. » Reste à aménager dans une deuxième tranche des équipements collectifs mis de côté pour des raisons budgétaires.

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