Renforcer la sécurité dans le métro. Le président du conseil d'administration de la RTM, Karim Zéribi, était hier en visite sur le réseau pour présenter officiellement une nouvelle brigade de cinquante agents de sécurité.
Vols avec violence
Avec des tenues estampillées « Sûreté métro », ces agents de sécurité privée viennent prêter main-forte à la police nationale, dont l'antenne dédiée, le Service interrégional de sécurisation des transports en commun (SISTC), a réalisé 1 575 interpellations l'an dernier. Si ce chiffre demeure stable, les interpellations pour vols avec violence explosent : plus de cent rien que pour les cinq premiers mois de 2010, contre 170 au total l'an dernier. « La violence des très jeunes est de plus en plus importante, précise le commandant Martin, chef du SISTC, selon un mode qui s'apparente à de la délinquance d'occasion. » Deux tiers des interpellations ont lieu dans le métro où la violence envers les personnes et les dégradations sont les plus présentes. « Dans les bus, il s'agit davantage d'agressions d'agents et de jets de pierre », note Etienne Sesmat, responsable de la sûreté à la Régie. Les nouveaux agents seront chargés de relayer au SISTC les faits constatés, prouvés au besoin par la vidéosurveillance, puisque « 2 300 caméras sont installées, rappelle Karim Zéribi, permettant un taux d'élucidation des affaires de 95 %. » Au chapitre de la prévention, 28 médiateurs de la RTM empruntent les transports publics. Un chiffre qui devrait doubler d'ici à l'été pour rattraper le retard de Marseille dans le domaine : « A Lille, ils sont 400 ! », observe Etienne Sesmat. Seul regret formulé par Karim Zéribi, « l'absence en nombre de la police municipale. Il y a à Marseille un effectif équivalent à celui d'une ville comme Amiens », déplore-t-il.