Après la vue sur les TGV Paris, la vue sur le Vieux-Port. L'association Marseille Provence 2 013 a reçu hier les clés de ses nouveaux locaux à la célèbre Maison diamantée (2e). Construit au XVIe siècle et jouxtant l'hôtel de ville, le bâtiment a été entièrement rénové et mis à disposition par la mairie. Hébergée jusque-là à la Friche de la Belle de Mai (3e), l'association est désormais théoriquement à pied d'œuvre. « Nous sommes dans la phase active de préparation des projets culturels », détaille Bernard Latarjet, directeur général de Marseille Provence 2013.
Dix critères
L'association a déjà reçu plus de 1 200 dossiers. « C'est beaucoup, mais c'est dans la moyenne pour une capitale européenne, estime Bernard Latarjet. Et nous en connaissons déjà beaucoup qui ont été lancés avant même que Marseille ne soit sélectionnée. » La sélection entre les différents projets se fera selon une grille de dix critères, parmi lesquels la pluridisciplinarité, la dimension européenne, le lien avec la ville et la répartition géographique entre les territoires membres de Marseille Provence 2013.
Côté finances, l'association assure que « pour l'instant, il n'y a aucun retard de versement et aucune remise en cause des budgets » de la part des collectivités locales et de l'Etat. « Notre budget culture est en hausse continue depuis 1995, assure le maire (UMP) Jean-Claude Gaudin. Aujourd'hui c'est le troisième budget municipal avec 113 millions d'euros annuels. » Au même moment, de l'autre côté de la ville, le Parti socialiste tenait à la Friche de la Belle de Mai une rencontre avec les acteurs culturels pour débattre de l'effet sur leur activité de la réforme des collectivités locales. « Si la loi est votée en l'état, nous n'aurons plus de compétence générale et plus de marge financière. Donc cela aura des conséquences, prophétise Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général. Mais pour l'instant, cela n'a pas encore de conséquence sur 2 013. »
La mairie et l'association Marseille Provence 2013 continuent de chercher un terrain pour les grandes manifestations populaires de l'année capitale européenne de la culture. « Nous avons besoin de plusieurs emplacements, sur l'ensemble du territoire de la candidature, souligne Bernard Latarjet, directeur général de l'association. Mais ce n'est pas facile avec les contraintes de plus en plus strictes sur le voisinage, la sécurité et les transports. »