Le compte-à-rebours est bien entamé. En marge d'une réunion d'information organisée cette semaine à la Friche Belle-de-Mai (3e) sur l'avancement du dossier de capitale européenne de la Culture, l'association Marseille Provence 2 013 a rappelé l'urgence de réaliser les grands équipements destinés à accueillir l'événement.
Problèmes de financement
« 2 013 est un horizon qui n'est pas reportable », a affirmé en langage diplomatique Bertrand Colette, en charge des grands chantiers au sein de l'association. Déjà, début avril, lors du dernier conseil de l'association, des administrateurs s'étaient montrés inquiets sur le calendrier. « Quid du financement du palais Longchamp ? s'interroge Michel Pezet (PS), représentant du Conseil général. Pour la friche, il n'y a pas de montage financier et les prix proposés pour la réalisation du Mucem sont 30 à 40 % supérieurs au budget ». Les trois équipements sont décisifs. Le palais Longchamp (1er), doit accueillir une exposition internationale de peintures. Alors que la rénovation de la façade du bâtiment d'Esperandieu est en cours, le lancement des appels d'offres pour l'aménagement des salles intérieures traîne. « J'y suis très attentif, affirme Daniel Hermann, adjoint UMP à la Culture de la ville. Logiquement, le musée devrait être prêt pour novembre 2 012. » Soit quelques semaines avant 2013, alors que l'association souhaite « tester le lieu » avant son ouverture. « On ne connaît pas la date de l'exposition, mais si c'est en mars, on aura le temps de roder l'ensemble », selon Daniel Hermann. Notamment sur le chapitre de la sécurité, alors qu'un tableau de Degas a été dérobé au musée Cantini en décembre dernier au cours d'une expo. À la friche, 45 000 m² de batiments sont à aménager pour 23 millions d'euros, notamment pour le pôle art contemporain. La société coopérative qui gère la Friche doit présenter un projet et proposer à ces partenaires un schéma de financement. « Il faut que ce soit bouclé d'ici à la fin de l'année », estime Daniel Hermann. Sur le Mucem, financé principalement par l'Etat, Daniel Hermann est plus pessimiste : « Ce ne sera pas avant le 1er semestre 2013. » Concernant un éventuel surcoût, l'architecte qui étudie actuellement les résultats des appels d'offres ne souhaite pas communiquer. « Ça avance, ce sera prêt », répond-on laconiquement.
En parallèle des grands équipements, l'association Marseille Provence 2013 va lancer une étude pour déterminer, partout sur le territoire du projet, les lieux susceptibles d'accueillir les différents événements.