Des discussions devraient commencer la semaine prochaine entre le chantier naval italien San Giorgio et les ex-salariés de l'Union Navale Marseille (UNM), a-t-on appris hier de source syndicale. « La première rencontre devrait avoir lieu lundi, on s'est mis d'accord sur un calendrier de réunions », explique Patrick Castello, élu CGT pour la réparation navale.
65 salariés
Les anciens salariés de l'UNM, qui occupent depuis plus d'un an les locaux des deux bassins de Mourepiane (16e), veulent bénéficier d'une priorité d'embauche lors de la reprise d'activité. Problème : l'UNM ayant fait l'objet d'une liquidation judiciaire confirmée définitivement en justice, San Giorgio n'a aucune obligation légale de reprendre les anciens salariés. « San Giorgio prévoit un minimum de 65 salariés, et il y a encore au maximum une centaine d'anciens de l'UNM qui cherchent du travail. Il existe donc une marge de manœuvre », estime Patrick Castello. Selon la CGT, des solutions temporaires peuvent être trouvées via des formations pour la remise à niveau technique des anciens salariés.
Initialement prévue en mars, la reprise d'activité pourrait être repoussée à la rentrée prochaine, pour permettre des travaux de remise en état sur le bateau-porte de la forme 9, au sein de la forme 8. Un chantier de plus d'un million d'euros, financé par le grand port de Marseille-Fos, qui reste propriétaire des deux bassins et du matériel de la réparation navale. Selon les termes de l'appel d'offres pour la reprise de l'activité, San Giorgio devrait apporter au moins 15 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. A priori, le marché existe : Marseille est avec Palerme le seul port de la façade nord de la Méditerranée à bénéficier de bassins de réparation navale lourde. A Marseille, entre anciens de l'UNM et sous-traitants, la filière représenterait près de 500 emplois.