L'Observatoire immobilier de Provence (OIP) a présenté hier son bilan 2009 pour Paca. Retour sur une « année de crise ».
L'éternel problème foncier Promoteurs privés et sociétés HLM continuent d'appeler à une « meilleure organisation du foncier » par les collectivités locales. « Dans le département, les parcelles moyennes sont plus grandes que la moyenne nationale, pointe Charles-Alain Castola, président de l'Union des maisons françaises. On continue de faire de l'habitat diffus. »
Carton plein pour les HLM « Ça a été une année champagne, comme on n'en a pas eu depuis 25 ans », se réjouit Philippe Oliviero, directeur de l'association régionale des HLM. En un an, les bailleurs ont financé 3 690 logements, dont près de la moitié achetés à des promoteurs frappés par la crise. Le dispositif permet de livrer les logements en moins d'un an, contre deux à trois ans pour une construction classique.
Le neuf relativement épargné Dans le département, les promoteurs ont enregistré l'an dernier près de 6 700 réservations, en hausse de 48 % par rapport à 2008. « Plus des deux tiers des réservations sont liées au dispositif Scellier », note Patrick Allary, président sortant de l'OIP. Prévue dans le plan de relance, la loi Scellier permet de défiscaliser si le propriétaire s'engage à louer.
Mobilité en chute libre Dans la location, la situation se bloque de plus en plus. « L'an dernier, la mobilité résidentielle s'est fixée, à Marseille, à 19 % des locataires. Il n'y a presque plus que des déménagements contraints », note Jean-Luc Lieutaud, nouveau président de l'OIP. Sur l'année, les loyers moyens ont baissé pour les studios, T1 et T5.