Une nappe de 184 tonnes d'hydrocarbures, qui s'est formée après la collision entre deux navires près de Gênes, se trouvait hier à 25 km au large du Cap Camarat (au sud de Saint-Tropez), selon la préfecture maritime de Méditerranée. Le fuel s'est échappé d'un porte-conteneur de la compagnie marseillaise CMA-CGM, entré en collision avec un remorqueur italien à la sortie du port de Gênes, le 19 février. La pollution, qui n'avait pas touché les côtes hier, est répartie sur trois zones de 10, 30 et 40 kilomètres de long, « rendant son traitement très difficile », a indiqué la préfecture. Composées de boulettes très éparses, de galettes, cette pollution continue « de dériver en parallèle des côtes ». Un bâtiment de la Marine nationale avait déjà récupéré hier 45 tonnes d'hydrocarbures. Le ministre (UMP) de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, a dénoncé hier « un accident qui aurait largement pu être évité » et regretté que « l'alerte n'ait pas été donnée suffisamment tôt » par les autorités italiennes.