Changer la carte des HLM. Les dix-huit maires de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) étaient réunis, hier, au Pharo, pour faire un bilan à mi-parcours du programme local de l'habitat (PLH), voté en 2006, qui doit être débattu demain en assemblée plénière.
Au terme d'un recensement sur l'ensemble de son territoire, MPM a présenté, hier, un atlas du parc locatif social. Constat : malgré les efforts, seules La Ciotat et une moitié des arrondissements de Marseille (2e, 3e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e) atteignent le quota légal de 20 % de logement sociaux. Et les mauvais élèves se retrouvent aussi bien à droite qu'à gauche. « Le besoin de logement social existe partout, martèle Samia Ghali, vice-présidente (PS) de MPM, en charge du dossier. On voit que les maires évoluent, qu'ils ne stigmatisent plus ce type de logement. » Pour Patrick Boré, maire (UMP) de La Ciotat, il s'agit « d'une nécessité pour le développement économique ». Mais pour lever les réticences, « il faut que les maires soient consultés » dans l'attribution des logements sociaux. « Sinon le travail de suivi des familles que nous effectuons ne sert à rien », estime l'élu.
A partir de l'an prochain, MPM devrait donc subventionner, à hauteur de 3 000 euros par logement, les constructions dans les communes et arrondissements sous le quota légal de HLM. « La communauté urbaine gère la politique de l'habitat, et les maires les permis de construire. On ne fera rien en s'opposant les uns aux autres », pense Samia Ghali. Actuellement, plus de 37 000 demandes de HLM sont en attente sur le territoire de la communauté urbaine. W