Bientôt du miel made in Marseille en vente à l'office de tourisme ? Le service des parcs et jardins de la municipalité débutera demain l'implantation de cinq ruches dans le jardin botanique du parc Borély (8e). D'ici au printemps 2010, d'autres ruches seront installées en ville et le projet de création d'une miellerie, où sera extrait le miel des ruches municipales, est en préparation. « Nous souhaitons sensibiliser les Marseillais à la préservation de l'abeille », indique Laure-Agnès Caradec, adjointe (UMP) déléguée aux parcs de jardins.
Car les abeilles se réfugient de plus en plus en ville, fuyant les pesticides des campagnes. Déjà, une soixantaine de ruches bénéficiant d'une convention d'occupation avec la commune sont réparties entre le massif de l'Etoile, le quartier des Mourets (13e) et des Vaudrans (12e). Il en existe même sur le toit du théâtre du Merlan (14e). « Il faut expliquer aux gens que l'abeille ne pique pas et qu'elle favorise la biodiversité en milieu urbain », explique Jean-Luc Rancy, agent en charge des ruches municipales. L'abeille citadine, favorise en effet la multiplication des espèces végétales grâce à sa pollinisation. Une activité qui va de pair avec la nouvelle politique menée dans les parcs et jardins. « Nous avons réduit de 95 % l'utilisation de pesticides », affirme Laure-Agnès Caradec, qui souhaite remplacer une partie des gazons municipaux par des prairies, à l'image du parc de la Moline (13e). Le conseil municipal, réuni hier, s'est aussi prononcé pour la création de « jardins méditerranéens », moins consommateurs d'eau, et dont les essences devraient ravir les abeilles. W