La pétition a été signée par une trentaine de prisonniers sur 45. Des détenus de la maison centrale d'Arles, évacuée en 2003 suite à des inondations, ont dénoncé quelques semaines après sa réouverture, début octobre, « des conditions de vie inhumaines et inacceptables », a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Dans cette pétition, adressée à l'Observatoire international des prisons (OIP), ils dénoncent des « pratiques répressives » et une « sécurité excessive et intolérable ». Pendant plusieurs jours, ils ont refusé leur plateau en signe de protestation et ont demandé leur transfert.
Vendredi, le directeur interrégional adjoint de l'administration pénitentiaire, Pierre Raffin, a assuré que ces « événements étaient anciens » et que « tout est rentré dans l'ordre ». A la suite des inondations, la prison avait subi de lourds travaux, axés notamment sur la sécurité. L'OIP a annoncé vendredi son intention de déposer un recours contre le règlement intérieur de la centrale. W