sur ses importations, L'Algérie conserve une ligne dure

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Publié le 8 décembre 2009.

Ils sont venus, ils ont vu, ils n'ont rien obtenu. La délégation d'élus provençaux, de retour d'Alger dimanche soir après avoir rencontré le Premier ministre algérien, Ahmad Ouyahia, n'a pu régler le différend commercial entre la France et l'Algérie qui pénalise les exportateurs du port de Marseille. En juillet dernier, l'Algérie avait adopté une loi de finances complémentaires durcissant les modalités d'importation des marchandises et interdisant de faire entrer des engins de travaux publics d'occasion.

Dès le mois d'août, cette nouvelle politique avait eu pour conséquence de diminuer de 40 % le trafic marchandises dans les bassins Est du port de Marseille. « Nous avons dit à monsieur le Premier ministre que nous avons le plus grand respect pour la souveraineté et les choix du gouvernement algérien », a déclaré Michel Vauzelle, président PS de la région. De son côté Roland Blum, premier adjoint (UMP) au maire de Marseille, a estimé que cette loi algérienne « handicape certaines entreprises du port de Marseille mais la situation s'est à peu près stabilisée ». « Je n'avais pas beaucoup d'espoir : il fallait envoyer des professionnels, pas des politiques », commentait hier Hervé Balladur, président de l'Union maritime et fluvial du port, syndicat patronal. Selon les derniers chiffres du port de Marseille-Fos, le trafic avec l'Algérie a plongé de 69 % fin octobre. W

L. B.

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