Faire venir des businessmen, mais pas que pour les affaires. Alors que le Salon Méditerranée ouvre ses portes aujourd'hui (lire encadré), Marseille veut encore booster son « tourisme d'affaires » au travers de séminaires, conventions, congrès et autres forums. Aujourd'hui, « la ville se positionne comme la deuxième destination en tourisme d'affaires après l'Ile-de-France », précise Yves Rioton, le directeur de la société Séminaires Business Events, organisatrice du salon Méditerranée.
L'année dernière, la cité phocéenne a enregistré 267 000 journées d'affaires contre 109 000 en 1996, selon l'office du tourisme. « La progression a été fulgurante grâce à la nouvelle image jeune et dynamique de la ville, et son accessibilité par le TGV », précise Maxime Tissot, le directeur de l'office du tourisme. Mais, selon la chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence, il s'agit, dans trois quarts des cas, de manifestations de moins de 300 personnes. En outre, seulement 8 % des participants sont étrangers. « Depuis cinq ans, on peut parler business à Marseille, mais la ville manque de grandes infrastructures pour recevoir de gros congrès », estime Nicolas Desanti, le directeur de MPI Marseille Provence, organisation représentant les professionnels de l'événementiel. « On pourra d'ici deux ans accueillir des groupes allant jusqu'à 1 000 personnes », promet Maxime Tissot. Mais, crise oblige, les grands projets qui vont dans ce sens prennent du retard. « Le resserrement du crédit par les banques touche particulièrement les projets au-delà de 100 millions d'euros », annonçait la semaine dernière Guy Tessier, le président (UMP) de l'opération Euroméditerranée. « Tout le monde court après les financements et attend la reprise », concède l'office de tourisme.
Le Palais des événements, prévu en 2011 et implanté dans la zone d'Euroméditerranée, ne déroge pas à la règle. D'ici là, 1 350 chambres d'hôtel devraient cependant être créées, portant ainsi le parc à 6 850 chambres, dont 134 en cinq étoiles et 953 en quatre étoiles. « Encore faut-il les remplir à l'année », souligne Maxime Tissot. L'an dernier, le taux d'occupation moyen des hôtels haut de gamme atteignait 70 %. W