La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé hier son intention d'implanter aux Aygalades (15e) un centre d'accueil pour les familles roms. La nouvelle a déclenché la colère de la mairie de secteur, qui annonce des « manifestations et des blocages », avec l'aide de la population. « On rajoute de la misère sur la misère alors que nous essayons de tirer ce secteur vers le haut, dénonce Samia Ghali, maire (PS) des 15e et 16e arrondissements. En plus, des Roms s'étaient déjà installées à cet endroit. Elles étaient parties après des affrontements avec les jeunes du quartier. »
La préfecture a retenu un terrain à côté de l'ex-caserne de la Guillermie. « Pour l'instant, nous n'avons que ce terrain, explique Christophe Reynaud, secrétaire général adjoint. Nous voulons y implanter des préfabriqués et accueillir 100 à 150 personnes avant la fin de l'année. » Citoyens de l'Union européenne, autorisés à exercer en France 150 métiers, les Roms seraient près de 2 000 à Marseille, vivant pour la plupart dans des squats. La préfecture entend aider « ceux qui souhaitent rester en France et s'intégrer », après une sélection opérée en lien avec les associations. Les autres devraient quitter le territoire avec une aide de l'Etat de 200 à 300 euros par personne, ou être expulsés. W