INCENDIE - Les pompiers ont fini leur travail, la justice poursuit le sien...
Sous contrôle depuis jeudi, le «feu principal» a été éteint ce vendredi matin à
Marseille, ont annoncé les marins-pompiers. L'incendie s'était déclenché mercredi sur le camp militaire de Carpiagne et propagé jusqu'aux portes de la ville. Sur place, 300 pompiers et militaires restent en alerte.
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«L'objectif est désormais d'effectuer le noyage de toute la circonférence du feu afin de traiter les éventuelles reprises sur les lisières», a précisé Stéphane Besse, porte-parole des marins-pompiers. selon lui, «la nuit a été très calme. Il y a eu sept petites reprises de feu entre 4h30 et 7h qui ont pu être maîtrisées avec le dispositif en place», qui est de 80 véhicules, 230 hommes renforcés cette nuit par 100 légionnaires, a-t-il détaillé.
Place désormais à l'enquête, François Fillon ayant réclamé des sanctions, dénonçant «
une faute professionnelle manifeste qui n'est pas excusable». Dans la ligne de mire: les militaires, coupables d'avoir utilisée des balles traçantes, interdites dans les camps du sud. Le responsable des tirs, un sous-officier du 1er régiment étranger de la Légion à Aubagne, a été
placé en garde à vue jeudi.
Le mea culpa de l'armée
L'armée a par ailleurs fait son mea culpa, par la voix du général Louis Pichot de Champfleury, officier général de la zone de défense sud. «
La colère est compréhensible, elle est partagée par nous parce que c'est toujours irritant, insupportable quand on est à l'origine d'un sinistre de cette ampleur, même déclenché par bêtise, involontairement»
«La colère est compréhensible, elle est partagée par nous parce que c'est toujours irritant, insupportable quand on est à l'origine d'un sinistre de cette ampleur, même déclenché par bêtise, involontairement», a déploré le général, interrogé dans le camp militaire de Carpiagne.
J.M.