«La colère est compréhensible, elle est partagée par nous parce que c'est toujours irritant, insupportable quand on est à l'origine d'un sinistre de cette ampleur, même déclenché par bêtise, involontairement», explique le général, interrogé dans le camp militaire de Carpiagne.
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Des militaires étaient en train de se déployer pour aider les pompiers à surveiller pendant la nuit la zone de l'incendie qui a ravagé quelque 1.300 hectares dans le sud-est de Marseille et qui a été maîtrisé jeudi mais pas éteint.
«Les zones sinistrées, nos hommes les habitent. On a des familles dans les arrondissements qui ont été concernés», a-t-il ajouté, expliquant que son souci était «d'arrêter le sinistre». «Je veux avoir 200% de certitudes que c'est définitivement stoppé. Je veux clore définitivement le chapitre du sinistre en lui-même», a-t-il insisté.
Selon le général, il y a également «une vertu pédagogique» à ce que ses hommes participent «à la lutte contre ce sinistre». «On responsabilise les gens en leur montrant les dégâts, les ravages déclenchés par ce genre de tragédie. Quelqu'un qui pendant une journée aura contemplé des centaines d'hectares brûlés, qui aura vu la détresse que ça entraîne, des années plus tard, il s'en souviendra, que ce soit comme citoyen ou comme militaire», a-t-il expliqué.
Un chef de secteur du premier régiment étranger de la Légion à Aubagne, à l'origine des tirs qui ont déclenché le feu dans le camp militaire de Carpiagne, a été suspendu et placé en garde à vue.