Un mois après, ce n'est plus seulement un « effet de curiosité » : les transports en commun du Pays d'Aubagne et de l'Etoile affichent 54 % de voyageurs en plus en moyenne chaque jour, depuis que les voyages sont gratuits.
« Depuis trente ans que je suis élu municipal, c'est la mesure qui a recueilli le plus de soutiens, estime Daniel Fontaine, maire (PC) d'Aubagne. On commence déjà à voir des changements de comportements, notamment pour les retours des écoles. » Depuis la mise en place de la gratuité, la vingtaine de lignes de bus de l'agglomération a transporté en moyenne 10 800 voyageurs par jour, contre 7 000 en 2008 sur la même période. Côté sécurité, le bilan serait également positif : « On n'a pas eu d'incident particulier, assure Daniel Fontaine. Le service de médiation [mis en place lors du passage à la gratuité] va continuer et intégrer les anciens contrôleurs des bus. » Pour l'agglo, l'enjeu est désormais de « fidéliser les nouveaux passagers », souligne Alain Belviso (PC), président du Pays d'Aubagne. L'intercommunalité compte relancer en septembre une campagne de communication pour rappeler que la gratuité « n'est pas temporaire », et réaliser une étude qualitative et quantitative auprès des passagers.
A l'autre bout de l'A50, à Marseille, la gratuité n'est toujours pas à l'ordre du jour. La communauté urbaine Marseille Provence Métropole met en avant la taille beaucoup plus importante du réseau de la RTM, qui transporte en moyenne 539 000 voyageurs par jour. Le manque à gagner en termes de billetterie serait forcément plus important : près de 100 millions d'euros par an, contre un million par an au pays d'Aubagne. W