« Je ne connaissais pas du tout, je suis un pur produit normand... » Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, s'est pliée vendredi à un exercice marseillais très apprécié : faire découvrir les calanques à « quelqu'un du Nord ». Après une réunion à Cassis avec les maires de plusieurs communes concernées par le futur Parc national des calanques, Chantal Jouanno a rejoint Morgiou en bateau pour y rencontrer des usagers : « cabanonniers », chasseurs, pêcheurs, marcheurs...
Pas d'annonces particulières, sinon que le planning sera tenu : l'ouverture du parc, « une chance » selon la ministre, serait pour fin 2010. Pour le reste, la ministre se veut prudente, alors que le parc ne fait pas l'unanimité. « Nous rentrons maintenant dans la phase de coproduction », a insisté Chantal Jouanno, faisant référence aux ateliers thématiques organisés chaque semaine par le groupement d'intérêt public des calanques (GIP) avec les usagers. « Le périmètre du parc n'est pas encore déterminé et c'est sur la base de ces avis que l'on prendra une décision », a-t-elle indiqué. Principal point délicat du dossier, la question de la délimitation entre le « coeur de parc » (soumis à des contraintes écologiques) et la zone d'adhésion (ou les mesures sont incitatives). Les écologistes défendent un coeur de parc le plus grand possible, tandis qu'aux Goudes ou à Sormiou, on ne veut pas en entendre parler... Au cabinet de la ministre, on n'écarte pas l'hypothèse d'avoir des zones moins contraignantes dans le coeur de parc. Une solution qui fait grincer des dents. « Si Sormiou n'est pas dans le coeur de parc, qu'est-ce qu'on va y mettre dans ce coeur ? », s'insurge Lionel Royer-Perrault, bras droit de Guy Tessier, président du GIP calanques. W