Dans le grand amphi de l'Ecole nationale de la marine marchande,
à la Pointe-Rouge (8e), plus de deux cents personnes étaient venues hier pour participer à la première réunion en Paca du Grenelle de la mer. Ouverte au grand public, la rencontre a surtout rassemblé des professionnels et des initiés. Entre ateliers thématiques le matin et grand débat l'après-midi, tour d'horizon des mesures envisagées en Méditerranée.
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Faire découvrir la mer
Selon Thierry Buzulier, consultant pour le groupe maritime Bourbon, les Provençaux « connaissent mal la Méditerranée, malgré sa proximité ». Les ateliers du Grenelle proposent de mettre en valeur le patrimoine archéologique et historique maritime, notamment à Marseille, et de développer les classes de mer pour initier à la navigation et à la protection de l'environnement. Problème : l'Education nationale « a sabré tous les postes d'éducateurs en classe de mer », tonne un participant.
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Renforcer le transport maritime
Les autoroutes de la mer, qui visent à délester une partie du trafic poids lourds de marchandises en Europe, ne font pas l'unanimité. La crise les a encore plus fragilisées, malgré les subventions. « Nous regrettons l'arrêt de l'autoroute maritime Toulon-Rome », note Christine Sandel, vice-présidente de l'association Rivages de France. Côté passagers, les ateliers du Grenelle prônent le développement de « transports en commun maritimes » au sein des villes portuaires.
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Protéger l'environnement
Les participants à la réunion semblaient d'accord hier pour souhaiter « une meilleure application » des textes existants. Les ateliers plaident cependant pour que la Méditerranée devienne une « zone spéciale » dans le traité sur les pollutions maritimes. En effet, c'est une mer petite et fermée. Une pollution au large d'un pays peut donc potentiellement concerner l'ensemble de ses riverains. W