Gary et Lux B, du Massilia sound system, sortent aujourd’hui le deuxième album de Oaïstar. Pour « s’aérer », après les longues tournées reggae du Massilia, et pour revenir au rock et au punk, la base de leur éducation musicale. « A 20 ans, on avait tous les deux la passion pour le gros son, explique Gary. C’est par des punks comme les Clash qu’on a découvert le reggae. » L’album de Oaïstar a été composé « à 50 % sur la route », raconte Lux B. « On faisait des chansons pour décompresser. Le titre C’est une très bonne journée part d’un rituel : chaque matin quand je montais dans le bus, même quand on était crevés, je disais « ça va être une bonne journée, quoiqu’il arrive » ». La musique vient aussi toute seule : « Sur Fumigène, poursuit Gary, on était partis sur un reggae. Puis, à force de répéter le texte, on s’est dit qu’il fallait l’engatser. » A l’arrivée, treize titres et autant de style : ouverture rock’n’roll avec Le Beat... puis Gary et Lux B embraient sec sur un rap oppressant (Bonne journée) en passant par de la biguine-folk (Voyager intelligent). Un disque « d’utilité publique », assure Gary, « avec un morceau pour draguer, un pour réfléchir, un pour jumper... ». Avec toujours, de la bonne humeur, même pour parler de sujets sérieux, comme les intermittents : « On est là pour divertir le public, c’est notre boulot de saltimbanque, précise Lux B. Le mec, il a bossé toute la journée, il rentre chez lui, si tu lui balances une chanson triste, il se flingue ! » Oaïstar part à la fin du mois en tournée dans toute la France, aussi bien dans les arènes de Nîmes, en première partie de Muse, que dans des salles de cent places. Frédéric Legrand

concerts Oaïstar en concert dans le sud : le 17 juillet en ouverture de Tryo, à Gignac (34), le 22 juillet en ouverture de Muse, aux arènes de Nîmes, le 2 octobre à la Gare, à Maubec (84) le 16 octobre à la Fiesta des Suds, à Marseille.

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