Cinq cents personnes se sont rassemblées samedi sur le Vieux-Port en soutien au mouvement guadeloupéen contre la vie chère, à l'appel du collectif d'associations des DOM de Paca. Des brassards noirs ont été distribués en hommage au syndicaliste Jacques Bino, tué par balles à Pointe-à-Pitre, et dont les obsèques avaient lieu hier. « Je vais en vacances aux Antilles tous les ans et cette situation ne m'étonne pas, commente François Nilor, Martiniquais vivant à Marseille. Partout là-bas, le pouvoir d'achat est faible et les prix de plus en plus chers. Ça fait des années que dure le monopole des békés [descendants blancs des colons qui détiennent une bonne part des commerces], il faut que les choses changent. » François Nilor souhaiterait une plus forte mobilisation de la communauté en Provence. Selon lui, le mouvement en Guadeloupe ne devrait pas fléchir : « Au point où ils en sont, ils ne lâcheront pas. » ■ L. B
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