Ils veulent remplacer l'hôtel de luxe par un équipement public. Quelques dizaines de personnes ont manifesté, samedi, leur refus de la construction d'un hôtel de luxe sur le site de l'usine Giraudon, aux Catalans (1er), à l'appel de plusieurs associations. Selon Max Constantin, président du comité de défense des Catalans, « la vente de l'usine au promoteur Privilège doit être finalisée le 27 février ». « L'usine est déjà en train de déménager », affirme de son côté Paul Piccirillo, président de l'association Ensemble mieux vivre notre ville. La construction d'un hôtel de luxe aux Catalans fait débat depuis plusieurs mois, soulevant divers motifs d'oppositions.
« L'édification d'un bâtiment de 29 m de haut en front de mer va nuire à la valeur des appartements situés derrière, explique Max Constantin. La moins-value pourrait être de 15 % par rapport aux prix du marché. » Autre grief, de possibles difficultés de stationnement et de circulation. « Les bus devant les hôtels laissent tourner le moteur pour alimenter la climatisation, alors qu'une crèche et une maternelle se trouvent juste à côté, affirme Max Constantin. La ville nous a dit que l'on pourrait les déménager plus loin dans la rue des Catalans. Aux frais du contribuable ? » Tous semblent d'accord sur une alternative : un équipement public. « Par exemple une thalassothérapie ou piscine médicalisée pour personnes âgées, mais pas du luxe : on veut que le quartier reste populaire », souhaite Paul Piccirillo.
« Un équipement public ? Farfelu, vu le prix du foncier, balaie Yves Moraine, président UMP de la majorité municipale. On avait une usine pourrie qui créait des nuisances. Demain, il y aura 100 à 125 chambres et une activité thalasso qui n'existaient pas. Il faut pouvoir accueillir les visiteurs de Marseille 2013 et créer des emplois. On passera outre les irréductibles. » Selon Yves Moraine, un permis de construire devrait être déposé dans les semaines qui viennent. « Nous nous emploierons à le faire annuler » prévient Max Constantin. ■