Le choix du tracé de la future LGV passe par le ministère

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Publié le 11 février 2009.

Les murs du bureau de Jean-Louis Borloo devraient trembler cet après-midi. Le ministre de l'Ecologie reçoit une délégation d'élus du Sud afin de débattre du tracé de la future ligne à grande vitesse (LGV), qui reliera Paris à Nice en moins de quatre heures. Outre les maires de Marseille et de Toulon - ce dernier, Hubert Falco, étant également secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire -, attendus en délégation légère, la maire d'Aix, Maryse Joissains, sera accompagnée de 86 élus du Pays d'Aix. Tous sont farouchement opposés à un passage de la LGV par le nord via l'Arbois, qui défigurerait, selon eux, les paysages de la Sainte-Victoire. Ils privilégient l'option « tracé des métropoles », via Marseille et Toulon.

Si la plupart des élus locaux se sont prononcés pour le tracé sud, certains menaçant même de se retirer du tour de table financier s'ils n'étaient pas entendus, l'Etat semble pencher pour l'option nord, jugée moins coûteuse. Restent les promesses de Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé en faveur du tracé sud dans un courrier envoyé à Jean-Claude Gaudin en mars 2008. Le gouvernement, décisionnaire en dernier lieu, pourrait ne pas trancher aujourd'hui. « A mon avis, on ne va rien décider, analyse Eugène Caselli, président (PS) de la communauté urbaine de Marseille, également du voyage. Ce sera renvoyé à après les régionales. » ■S. H.

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