Cogestion droite-gauche, premier acte. La mairie de Marseille, dirigée par l'UMP, et la communauté urbaine, gérée par le PS, sont parvenues hier à un accord sur le réaménagement du centre-ville, en vue de la capitale européenne de la culture en 2013. « Les espaces publics de l'hyper-centre sont une priorité, c'est la signature du centre- ville, estime Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la mairie. Il y a urgence, il faut démarrer les chantiers tout de suite pour que tout soit fini en 2012. » Pour Eugène Caselli, président (PS) de la communauté urbaine, il s'agit de « moderniser le quartier au coeur de la capitale de la culture, celui qui sert de trait d'union entre les nouveaux quartiers d'Euroméditerranée et de la Joliette ».
L'accord entre les deux collectivités, qui ont toutes deux des compétences en matière de voirie, était indispensable pour avancer. Chacun a fait des concessions : comme le réclamait Patrick Mennucci, maire (PS) des 1er et 7e arrondissements, la mairie a accepté d'installer un centre de police municipale en haut de la Canebière. La communauté urbaine a de son côté accepté de prolonger le tramway sur la rue de Rome, jusqu'à Castellane, sans préjuger d'autres prolongements vers Luminy ou la place du Quatre-Septembre. Coût des travaux : 30 millions d'euros.
D'autres chantiers ont fait d'emblée l'unanimité : la requalification des rues autour de la Canebière, des rues de Rome, Paradis, jusqu'au cours Puget. Et la semi-piétonnisation du Vieux-Port (lire encadré) pour limiter la circulation automobile. La communauté urbaine doit lancer cette année les études techniques sur le sujet. Mais l'ensemble restera tributaire de l'achèvement des deux contournements autoroutiers de Marseille : la L2 et le boulevard urbain sud.
Pour affiner les projets, mener les concertations publiques et piloter les travaux, mairie et communauté urbaine ont décidé de créer une « Mission centre-ville » avec des représentants du département, de la région, des riverains et des commerçants. La mise en place de cette mission doit être actée lundi par un vote en conseil municipal, avant une délibération analogue le 19 février à la communauté urbaine. ■