Le débat s'accélère autour de la Ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Nice, alors que la réunion du comité d'orientation (Codir), reportée deux fois et prévue lundi, a de nouveau été annulée « en raison d'un problème d'agenda », a indiqué hier la préfecture. Après les présidents du conseil général et de Marseille Provence Métropole (MPM), le maire de Marseille, Jean-Claude-Gaudin, a réaffirmé, hier, son soutien au tracé dit « des métropoles du Sud », via Marseille et Toulon. « Il y a toujours été favorable, il avait même obtenu en février une lettre de Nicolas Sarkozy s'engageant dans ce sens », a soutenu Yves Moraine, président du groupe UMP au conseil municipal, s'exprimant pour Jean-Claude Gaudin.
Ce dernier avait nuancé sa position en juin, indiquant qu'il se rangerait à l'autre tracé, dit « Côté d'Azur » (via l'Arbois) sous conditions : la confirmation que cet itinéraire permettrait un gain de 23 minutes et 1,7 milliard d'économie, ainsi que la réalisation d'une desserte en site propre entre Marseille, l'aéroport et la gare de l'Arbois. « Depuis, on a appris que le gain de temps ne serait que de neuf minutes, le montant du surcoût, lui, change tout le temps - on en est à trois milliards - et sur la desserte, pas de réponse », poursuit Yves Moraine. Sans aller jusqu'à menacer de se retirer du tour de table financier - comme l'ont fait les présidents de MPM et du conseil général, le maire « va peser de tout son poids politique sur l'Etat », a-t-il assuré.
Hier, le monde économique a lui aussi appelé à « un engagement clair » en faveur du tracé des métropoles. « C'est le plus rentable, assure Jacques Pfister, président de la Chambre de commerce. Le problème, ce n'est pas le tracé, mais l'argent. Alors discutons de ça ! »