Score final : cinq sièges à trois. La liste PS-PC a dominé le match qui l'opposait hier à la liste UMP-centre lors de l'élection des huit sénateurs du département. Aux côtés de Jean-Noël Guérini, tête de liste et seul sénateur sortant de sa liste, siégeront à la haute assemblée Isabelle Pasquet (PCF), Roland Povinelli (PS), Samia Ghali (PS) et Serge Andreoni (PS), soit deux sénateurs de gauche de plus que lors du scrutin de 1998. « Le travail et le dynamisme ont payé, se réjouissait hier Jean-Noël Guérini. Ce résultat confirme le déclin du sénateur-maire de Marseille, c'est un avertissement clair pour le gouvernement. »
Avec 1 686 voix, la liste de gauche devance de 504 voix celle de l'UMP, qui conserve ses trois sénateurs. Jean-Claude Gaudin, tête de liste, est réélu aux côtés de deux nouveaux venus, Sophie Joissains (Parti radical valoisien) et Bruno Gilles (UMP). « Malgré un corps électoral plus favorable à la gauche qu'en 1998, nous avons su rassembler nos électeurs pour améliorer nettement le score réalisé voici dix ans. A 47 voix près, la droite républicaine et le centre auraient même pu obtenir un quatrième sénateur », soulignait hier le maire de Marseille, qui annoncera demain s'il est candidat à la présidence du Sénat. Vendredi, il indiquait sur son site que remporter ce quatrième siège serait un « signal fort » pouvant le pousser à se présenter. Sans lui, sa candidature semble compromise.