CAPITALE EUROPENNE DE LA CULTURE - Les partenaires de Marseille-Provence 2013 veulent lancer le plus vite possible les préparatifs...
Quatre ans pour organiser une capitale européenne de la culture, «c'est très court». Réunis hier au Mucem, les partenaires de Marseille-Provence 2013 ont affirmé qu'ils vont lancer immédiatement les préparatifs des créations pour la capitale européenne de la culture. «Il faut trois ans au minimum pour monter un festival ou une exposition internationale sur des thématiques compliquées comme celles qu'on a choisies, souligne Bernard Latarjet, directeur de la candidature. Le projet peut encore évoluer, mais il sera d'autant plus facile de le modifier que nous aurons avancé dans la préparation.»
Parallèlement, l'association veut amplifier la mobilisation du public, au travers d'ateliers artistiques dans les associations, les écoles, les entreprises et les lieux culturels. Dix sont déjà en activité, cinquante sont prévus en 2009. S'inspirant du
succès de Lille 2004, Marseille-Provence espère lancer des manifestations appelées à continuer après 2013. «Le public est de plus en en plus exigeant, il y a donc un risque qu'on le déçoive», prévient Bernard Latarjet. Combinant une confrontation des cultures de la Méditerranée et un travail sur les relations entre l'art et la ville, le dossier phocéen s'annonce très ambitieux. «Notre projet est risqué artistiquement, politiquement, philosophiquement, financièrement», estime Bernard Latarjet.
Entreprises et collectivités locales entendent cependant maintenir l'union sacrée : «C'est le jeu collectif qui nous a permis de l'emporter», martèle Jacques Pfister, président de la chambre de commerce et de Marseille-Provence 2013. L'association devrait réunir la semaine prochaine son conseil d'administration et commencer à étoffer son équipe, pour passer d'une dizaine à une cinquantaine de personnes. L'obtention du label européen pourrait aussi permettre de boucler plusieurs chantiers de bâtiments culturels, comme le Mucem, le Palais Longchamp ou le camp des Milles.
Frédéric Legrand