Les « travailleurs de l'amiante » de la Ciotat réclament une pleine indemnisation. Réunis dans l'association Centaure, ces anciens ouvriers des chantiers navals souhaitent qu'un jugement des prud'hommes, rendu en juin à Bergerac, fasse jurisprudence. Dix-sept anciens salariés, victimes de l'amiante, ont obtenu que leur allocation de préretraite passe de 65 % à près de 100 % de leur ancien salaire brut. « J'ai été interdit de travailler à cause de l'amiante, raconte Pierre Bouvier, président de Centaure. Les 35 % de salaire qu'il me manque, quelqu'un doit me les payer. » L'association souhaite mobiliser les travailleurs des chantiers navals, de la construction et les dockers. Selon Pierre Bouvier, « près de 3 000 dossiers de ce type pourraient être instruits dans les environs de La Ciotat, Aubagne et la Seyne sur mer ».