CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE - C'est une des raisons de la victoire de Marseille...
Marseille qui vient de se voir décerner
le titre de capitale européenne de la culture 2013, a défendu ses racines méditerranéennes et sa position à la confluence de l'Europe et du Sud.
«Les grandes questions culturelles qui se posent à l'Europe sont des questions très méditerranéennes», explique le directeur de la candidature marseillaise Bernard Latarjet. Il évoque pêle-mêle l'émigration, les conflits entre les cultures, entre les religions, les rapports hommes-femmes, l'avenir des ressources naturelles...
La cité phocéenne a aussi su mettre en avant qu'elle avait davantage besoin de ce label de capitale culturelle que ses concurrentes.
«Encore une ville pauvre»
«Elle est engagée depuis plusieurs années dans un très gros effort de régénération urbaine, de développement économique mais elle est encore une ville pauvre. Elle a besoin d'être soutenue pour continuer cet effort», résume Bernard Latarjet.
L'autre dimension du succès est l'association Marseille-Provence. La cit phocéennes s'est appuyée sur les intercommunalités d'Aix-en-Provence, Arles, Salon-de-Provence, Martigues, Aubagne et Toulon, soit au total 2,2 millions d'habitants, a préparé 74 projets d'expositions, de spectacles, de commandes artistiques, de colloques et d'ateliers, pour un budget de 98 millions d'euros.
Marseille prépare aussi la création de deux nouveaux festivals européens, «annuels et définitifs»: «Via Marseille» sur la création artistique dans l'espace public et «InterMed» sur la création contemporaine méditerranéenne.
Avec agence