Marie-Paule Vial
Directrice des musées de Marseille.
L'effet « grande expo » est-il indispensable pour la fréquentation des musées ?
Ce n'est pas un phénomène local. Les collections permanentes, quand vous les avez vues deux ou trois fois, attirent moins. Il faut proposer des rendez-vous. On s'oriente vers une grande expo par an.
Ces pics d'affluence jouent-ils à long terme ?
C'est un levier. Il ne faut pas se faire d'illusion : en France, on n'étudie pas l'histoire de l'art à l'école, le public pense que c'est un domaine réservé. La curiosité autour des grandes expos fait qu'on y va, et on se rend compte alors que ce n'est pas si compliqué.
Les peintres locaux seront-ils encore à l'honneur dans les futurs projets ?
On ne veut pas se focaliser sur la peinture provençale. Pourquoi pas rêver à une expo sur les impressionnistes ? On a aussi des propositions à faire sur l'art antique.