Pour la première journée de la Semaine de mobilité, le conseil général a présenté hier sa politique des transports pour la mandature. « La première phase, c'est de réfléchir tous ensemble sur les itinéraires, la billettique et les éventuelles économies d'échelle, estime André Guinde, vice-président (PS) du conseil général, délégué aux transports. Il faut que les usagers voient les premiers effets dès 2009. »
En effet, pour aller d'un bout à l'autre des Bouches-du-Rhône, le voyageur peut, s'il le désire, passer par onze « autorités organisatrices des transports » différentes. Communauté urbaine, communauté de communes, de pays, agglomération nouvelle, département, région... autant de billets et de tarifs différents, d'horaires et d'itinéraires pas forcément coordonnés. Lors des dernières municipales, tous les bords politiques avaient reconnu qu'il faudrait harmoniser tout cela, si possible au sein d'un syndicat mixte des transports, le plus large possible.
La puissance financière du conseil général « peut servir d'huile dans le moteur » pour amener les collectivités locales autour de la table, suggère André Guinde. La pression des usagers devrait aussi s'avérer déterminante : embouteillages et hausse du pétrole ont entraîné une forte hausse de la fréquentation des transports en commun. Les 500 bus opérés par le département ont transporté pour leur part 8,3 millions de voyageurs en 2007, chiffre en hausse de 9 % par rapport à l'année 2006. Et sur les six premiers mois de 2008, la fréquentation est déjà à la hausse de plus de 7 %.