Agnelet ou les carences de la justice

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Publié le 16 septembre 2008.

Plus de trente ans après les faits et deux jugements d'assises, la Cour de cassation devrait à son tour se pencher, demain, sur l'affaire Agnès Le Roux. La justice ne sait toujours rien du sort de cette héritière d'un casino de Nice, disparue à l'automne 1977 sans qu'on retrouve jamais sa trace. Un homme a pourtant été accusé de l'avoir tuée et a écopé de la prison à vie : Maurice Agnelet, avocat, amant d'Agnès. Ayant couvert le procès et réalisé des entretiens avec tous ses protagonistes, Michel Henry, journaliste à Libération, scrute les zones d'ombre de l'affaire : les mensonges et les silences de Maurice Agnelet, combinés à une enquête bâclée, à la fois par la police et la magistrature. L'auteur dénonce les carences de la justice : sans preuve tangible, alors que le doute est censé bénéficier à l'accusé, on a condamné un homme « sur une impression ».

F. L. - ©2008 20 minutes
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