Dernière plaidoirie avant verdict. L'équipe de la candidature Marseille-Provence pour la capitale européenne de la culture 2013 a rendez-vous cet après-midi, à 17 h à Paris, pour présenter son projet au jury. Celui-ci sera réuni au grand complet, avec ses treize membres. Après avoir entendu les trois autres villes françaises toujours en lice (Bordeaux, Toulouse et Lyon), le jury devrait communiquer son choix demain en fin d'après-midi.
Moins de trente-six heures à attendre pour savoir si Marseille avait choisi la bonne stratégie. Car d'entrée de jeu, la cité phocéenne a monté son dossier à contre-pied de son image : discrétion dans la promotion et état des lieux sans concession des faiblesses de la ville. Plus une option clairement affichée : l'ouverture de l'Europe vers la Méditerranée. Pour ne pas déséquilibrer la barque, Marseille-Provence 2013 a noué des partenariats avec des pays du Nord et de l'Est : Royaume-Uni, Slovaquie... Mais l'essentiel du projet tourne autour de la confrontation des cultures, entre Occident et Orient, avec Marseille en « avant-poste » des défis à venir pour toutes les métropoles européennes.
Si Marseille n'est pas retenue, c'est un budget de 98 millions d'euros qui tombe à l'eau. Mais les presque deux ans de travail sur le dossier ne seraient tout de même perdus. Resteraient un audit très pointu sur l'état de la culture à Marseille, et une première expérience d'union sacrée entre acteurs culturels, patrons et politiques.