Un incident « de niveau 1 » en plus. La centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme), a signalé lundi un problème survenu durant le déchargement d'un réacteur. Lors de l'ouverture, deux tiges de combustible sont restées accrochées au couvercle, entraînant l'évacuation du personnel du réacteur. Cet incident « niveau 1 » sur l'échelle INES, qui compte sept degrés (voir ci-contre), relance le débat sur le suivi de la filière nucléaire. Samedi, une centaine de militants écologistes ont manifesté en Avignon pour réclamer plus de transparence dans le nucléaire. Les élus Verts de Paca, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes, veulent proposer « d'ici fin octobre » le cofinancement par les trois conseils régionaux d'une expertise sur l'impact écologique local des centrales et usines nucléaires. « Il faudrait entre autres réaliser un " point zéro " de la radioactivité autour de Cadarache, et faire un suivi de l'eau et de l'air dans la vallée du Rhône » estime Sébastien Barles, coordinateur du groupe Verts de Paca. Cadarache est déjà équipée de capteurs relevés toutes les semaines ou tous les trimestres, notamment pour la surveillance des nappes phréatiques : « Il y en a 39 réglementaires, dans et en dehors du site, explique Laurent Kuény, chef de la division Marseille de l'Autorité de sûreté nucléaire. Et l'exploitant en a rajouté 60 de plus, qui n'étaient pas obligatoires ». Les antinucléaires souhaitent pourtant financer de nouveaux capteurs, notamment à Avignon et à Bollène, et confier l'étude à des organismes indépendants comme la Criirad.