Trois délégués CGT du port autonome de Marseille (PAM), poursuivis pour dégradation de bien public, ont été relaxés hier. L'affaire remontait à l'automne 2005, durant lequel le port avait été secoué par des mouvements de grève des agents CGT et des employés de la SNCM. Eric Brassart, alors directeur du PAM, avait porté plainte avec constitution de partie civile contre des élus CGT, pour affichage sauvage sur des bâtiments du port. « Depuis, la nouvelle direction du PAM s'est retirée du dossier et le parquet a requis un non-lieu, souligne Philippe Vouland, avocat des élus CGT. Mais la juge d'instruction a tout de même renvoyé l'affaire devant le tribunal. » Lors du procès, la défense a fait valoir que l'affichage, pouvant s'enlever facilement par jet d'eau, n'avait pas causé de dégât aux bâtiments. Relaxée, la CGT pourrait cependant revenir au tribunal fin décembre. A la suite à une autre plainte du PAM datant elle aussi de l'automne 2005, plusieurs militants sont poursuivis pour « mise en danger de la vie d'autrui » pour avoir collé des affiches sur des panneaux de signalisation du port.