Radio Gazelle remise en jambes... Changement d'aiguillage pour le tram... Accalmie en vue dans les ports... Retard à l'allumage pour le feu d'artifice...
Gazelle remise en jambes
On prend les mêmes et on recommence. Le Conseil d’Etat a annulé mardi la décision du CSA qui refusait de réattribuer la fréquence 98 FM à Radio Gazelle, radio associative très populaire dans la communauté maghrébine de Marseille. Le CSA avait donné la fréquence à France Maghreb 2, une radio commerciale nationale. Le Conseil d’Etat estime que le CSA n’a pas respecté ses obligations d’équilibre entre réseaux nationaux et locaux. Un nouvel appel d’offres doit être organisé pour attribuer définitivement la fréquence. Radio Gazelle a déjà annoncé qu’elle sera candidate.
Changement d’aiguillage pour le tram
Les traminots avaient raison. Pendant un mois et demi, en 2005, les agents de la RTM avaient fait grève contre la délégation du tramway de Marseille à un groupement public-privé RTM-Véolia. Près de trois ans après, la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole pourrait leur donner raison en votant une délibération qui rend la gestion du tram de Marseille à la seule RTM. Eugène Caselli, président (PS) devrait la soumettre demain au vote des élus. L’UMP, qui avait pourtant favorisé l’émergence du groupement public-privé, a annoncé qu’elle devrait voter pour le retour au public.
Accalmie en vue dans les ports
En fait, ça va pas si mal que ça. La fédération des ports et docks CGT a appelé mercredi à «assouplir» le mouvement de grève contre le projet de loi de réforme des ports. «L’accord cadre [prévu par la loi et négocié entre patronat et syndicat] comporte des avancées significatives» estime la CGT, ultra-majoritaire dans les ports. Certains points «pour l’instant, n’étant pas satisfaisants», le syndicat appelle à maintenir une grève du zèle et des arrêts de travail de 4 heures maximum par semaine. Finies donc, a priori, les grèves de 24h reconductibles qui avaient paralysé les ports français de mars à juin. Les patrons vont sûrement souffler un peu : selon l’Union maritime et fluviale, les pertes liées à la grève dépassaient 20 millions d’euros à la mi-juin.
Retard à l’allumage pour le feu d’artifice
Il s’annonçait grandiose : une demi-heure de spectacle, des centaines de fusées, feux de bengale, mur d’étincelles, un final au dessus de la Bonne-Mère… Mais le feu d’artifice du 14 juillet à Marseille a bien failli ne pas avoir lieu. Dans un premier temps, le Mistral a soufflé toute fort toute la journée, risquant de faire annuler le tir purement et simplement. Puis, vers 21h, une accalmie permet de donner le feu vert. Mais là pas de bol : un câble d’allumage a été rompu. Le temps de trouver la panne et de réparer, le feu d’artifice a commencé peu avant minuit, avec deux heures de retard sur l’horaire prévu. Nombre de spectateurs étaient déjà rentré chez eux. Les autres, pour tromper l’ennui, ont harcelé de questions les policiers municipaux qui ne savaient pourtant rien de l’heure du tir, hué dans le vide pour se passer les nerfs voire, pour les plus téméraires, organisé des petites batailles pour rire à coup de tirs tendus de mini-fusées. La mairie a annoncé que l’année prochaine, elle mettra en place « une dispositif d’information sonore » pour informer la population.
A Marseille, Frédéric Legrand