Bernard Latarjet
Directeur de la candidature de Marseille Provence 2013* au titre de capitale européenne de la culture.
Vous avez commencé une tournée des villes associées à la candidature. En quoi consiste-t-elle ?
Avec Jacques Pfister, président de la chambre de commerce et d'industrie de Marseille Provence, nous rencontrons les chefs d'entreprises, les acteurs économiques qui contribuent au développement de la culture sur le territoire. Les entreprises sont des éléments majeurs du projet, des composantes du développement et du rayonnement de Marseille Provence 2013.
Des manifestations grand public, comme des concerts, sont-elles prévues ?
Les ateliers de l'Euroméditerranée, maître-d'oeuvre essentiel de la candidature, proposent déjà 250 studios de travail, d'Arles à Toulon et de Marseille à Aix-en-Provence, pour les créations d'artistes venus de tous les horizons. Nous organisons aussi des ateliers culturels dans des écoles, des entreprises ou des associations et nous soutenons financièrement une quarantaine d'artistes installés dans des structures culturelles. Nous voulons mener une sensibilisation de fond, monter des activités culturelles pérennes. Je ne vois pas l'intérêt de faire un concert de rock sur le Vieux Port pour quelques personnes : nous sommes plus 2,2 millions sur le territoire.
Les projets d'infrastructures culturelles, notamment le Mucem, dont le financement reste incertain, seront-ils prêts à temps ?
Je suis totalement confiant. Le président de la République et le Premier ministre ont confirmé l'engagement de l'Etat sur le Mucem, je ne vois pas ce qu'il me faudrait de plus. Le Mucem sera livré en 2012, comme prévu. Le Silo d'Arenc sera aussi une salle de musique et de spectacles qui accueillera des opéras durant la fermeture, pendant deux ans, de l'Opéra de Marseille.
La vie nocturne n'est-elle pas le point faible de Marseille ?
A partir de 21 h, la vie nocturne marseillaise est quasi-inexistante. Il faut absolument la ranimer. L'année prochaine, nous allons lancer un appel à projet, baptisé « Mille et une nuits », pour animer les lieux publics et les centres villes. Tout le monde pourra poser sa candidature sur la base d'un bon projet.
Il faut aussi repenser le réseau de transports...
Il y a effectivement un travail à faire sur l'aménagement des horaires de circulation des transports en commun. Il faudrait mettre en place un système de navettes entre le centre-ville et les lieux culturels, par exemple avec les calanques pour Marseille. Mais il faut aussi relier les villes entre elles car le territoire est étendu (4 600 km2 au total).