Cinq jours de sursis. Vendredi, le tribunal de grande instance de Marseille a déclaré illégal le mouvement de grève perlée entamé par la CGT pour protester contre le projet gouvernemental de réforme des ports. La justice a conclu à « un problème de cohérence entre le préavis de grève et les modalités d'action », a précisé samedi Pascal Galeoté, secrétaire général de la CGT du Port autonome de Marseille (PAM). Le syndicat a annoncé qu'il suspendait son mouvement pendant cinq jours, le temps de déposer un nouveau préavis. Depuis trois semaines, la CGT organise des débrayages ponctuels sur les quais conteneurs et pétroliers de Marseille et Fos, entraînant des déroutements de navire ou des attentes prolongées dans la rade. La direction du PAM doit présenter ce matin le projet qu'elle a élaboré dans le cadre du plan de relance établi par l'Etat, parallèlement à la réforme. Selon le gouvernement, près de 900 des 1 500 agents du PAM, essentiellement les grutiers et les portiqueurs opérant sur les quais, seraient susceptibles d'être transférés à des opérateurs privés.