Favoriser le transport fluvial sur le Rhône pour réduire les émissions de CO2 sur les routes. Tel était le but du contrat de progrès fluvial signé en 2002 entre le Port autonome de Marseille (PAM), la Compagnie nationale du Rhône et Voies navigables de France. « Une barge transporte l'équivalent de 300 poids lourds », indique le PAM.
Lors de leur troisième comité d'orientation mercredi, les partenaires de ce contrat novateur ont estimé que leur collaboration avait été « fructueuse ». De fait, depuis 2002, le trafic fluvial a augmenté de 60 % au port de Marseille. Les trois associés estiment que « le tonnage de marchandises toutes catégories confondues transporté par voie fluviale est passé de 1,8 million de tonnes en 2002 à 2,7 millions de tonnes en 2007 ». En ce qui concerne les conteneurs, « leur nombre a triplé durant cette période, passant de 20 000 en 2002 à 59 000 en 2007 ». L'explication de cette hausse tient à la mise en service d'un deuxième terminal conteneurs à Lyon, à l'amélioration des conditions de traitement des bateaux fluviaux à Fos, et à la création de conventions douanières permettant un voyage plus rapide entre les deux villes.
Le contrat de progrès fluvial garde son cap avec un objectif clair : le transport fluvial doit atteindre rapidement la part de 10 % du transport global. L'établissement par le Port autonome, en 2007, d'une tarification avantageuse et la mise à disposition de deux quais adaptés aux barges devraient lui faciliter la tâche.