VIDEO. Marseille: Tripperty, le service qui permet de récupérer ses objets interdits en cabine

TRANSPORTS Ce nouveau service de La Poste pour récupérer les objets interdits en cabine est actuellement testé à l'aéroport de Marseille...

Mathilde Ceilles

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Des passagers passent les contrôles de sécurité, ici à l'aéroport de Roissy.

Des passagers passent les contrôles de sécurité, ici à l'aéroport de Roissy. — François Guillot / AFP

Quiconque a déjà pris l’avion a vécu cette mésaventure. Bien sûr, avant le vol, il y a les sueurs froides des passagers pas rassurés à l’idée de ne plus toucher terre pendant quelques heures – ou comme dirait le blond de Gad Elmaleh : « Ah bon, t’as peur en avion ? »

Mais il y a surtout ce moment du contrôle des bagages, où l’agent de sûreté exige que tel ou tel objet que vous aviez glissé dans votre valise ne fasse pas partie du voyage, sécurité oblige. La déconvenue est de plus en plus courante à l’heure de l’explosion du trafic des compagnies low-cost, où un seul bagage cabine est souvent autorisé. Or, dans le même temps, la législation en matière d’objets interdits n’a cessé de se durcir.

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En test à l’aéroport de Marseille Provence

Partant dans ce constat, et dans une logique de diversification de ses activités, La Poste teste actuellement à l’ aéroport de Marseille Provence un tout nouveau service. Imaginé par deux chefs de projet marseillais, ce système est simple : au moment du contrôle, l’agent de sûreté peut désormais proposer au passager de récupérer son objet interdit en cabine au lieu de le jeter. Pour cela, il lui remet un colis sur lequel est apposée une étiquette. Le passager doit décoller l’étiquette sur lequel est inscrit un numéro.

Une fois ce numéro renseigné sur le site internet, le passager a deux choix. Il peut d’abord déposer cet objet à l’aéroport moyennant 10 euros. « Il peut le laisser actuellement dans le local Tripperty, mais, début octobre, il sera possible de le récupérer également au Casino Shop de l’aéroport », précise Yves Kerboriou, chef de projet à La Poste et cofondateur de ce service. Le passager a ensuite 30 jours pour récupérer l’Opinel offert par son grand-père ou sa bouteille de vin, emballée dans un contenant spécifique pour ce type de boissons.

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Il peut également faire expédier le colis à l’adresse de son choix, moyennant 20 à 30 euros selon la destination. Expérimenté depuis deux mois, Tripperty semble avoir rencontré son public, puisque, selon Yves Kerboriou, le service enregistre chaque jour entre 10 et 20 utilisateurs. « La majorité des objets sont des couteaux, et nous expédions à 80 % en France », explique-t-il. Et de s’amuser : « Nous avons déjà eu un fer à cheval, des boules de pétanque ou encore un drone ! »

Bientôt à Paris ?

« Les retours sont excellents, notamment sur les réseaux sociaux, se réjouit Marion Artieres, chef du service communication et promotion. Cela ne fait que deux mois, nous nous donnons six mois pour faire un bilan, mais nous avons toujours envie d’améliorer l’expérience de nos passagers au sein de notre aéroport. »

En 2016, l’aéroport de Marseille Provence a accueilli 8,5 millions de passagers. Le service Tripperty pourrait prochainement débarquer à Paris et Nice, avant de se développer en dehors de France.

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