Ligue Europa: Wilfried Moke (Konyaspor) veut taper l'OM «pour ne pas décevoir ses potes fans du PSG»

LIGUE EUROPA Le défenseur franco-congolais de Konyaspor Wilfried Moke est très motivé avant d’affronter l’Olympique de Marseille, ce jeudi (21h05) en Ligue Europa…

Propos recueillis par Jean Saint-Marc

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Wilfried Kone va jouer son premier match contre un club français depuis son départ.

Wilfried Kone va jouer son premier match contre un club français depuis son départ. — Konyaspor

  • En crise, l’OM n’a pas le droit à l’erreur en Ligue Europa face à Konyaspor.
  • Les Turcs veulent justement profiter de cette faiblesse passagère (?) de l’OM.
  • Surtout le défenseur Wilfried Moke, dont le cœur penche plutôt vers le PSG…

Il est en train de faire une belle petite carrière de baroudeur du football. Originaire du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), Wilfred Moke est passé par la troisième division espagnole, par différents clubs roumains, avant d’atterrir à Konyaspor, cet été, à 28 ans. Le défenseur central du club turc est très chaud à l’idée d’affronter Marseille, ce jeudi, en Ligue Europa. Il se confie à 20 Minutes.

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J’imagine que c’est un match très important pour vous !

C’est mon premier match contre un club français depuis que j’ai quitté la France. Et l’OM c’est quand même un grand club…

Vous dîtes « quand même », vous avez grandi dans le 93… Vous êtes plutôt fan de Paris ?

On va dire que je suis plus PSG que Marseille ! Ce sont surtout mes potes en fait. J’ai beaucoup de pression derrière moi, beaucoup d’amis qui m’envoient des messages. Ils sont fans du PSG… Je n’ai pas envie de les décevoir.

Ils vont venir vous voir en masse ?

Pas tant que ça, certains vont venir, mais l’OM a été assez radin sur le nombre de places… Alors mes potes ne veulent pas forcément venir et prendre le risque de ne pas trouver de places après !

Vous affrontez un OM en crise… Ça doit vous faire marrer, vous le Parisien ?

(Il rit puis se reprend) Non, je ne suis pas chambreur, j’essaye d’être correct… Même si au fond, je rigole. En tant que footballeur, ça ne me fait pas rire pour les joueurs, ce n’est pas agréable. Mais en tant qu’adversaire… Plus ils seront en crise, plus ils auront de pression, mieux ce sera pour nous. Même si j’aurais préféré jouer dans un stade plein !

Pour vous, c’est l’occasion de vous montrer en France… Vous avez quelque chose à prouver ?

Bien sûr, j’ai envie de faire réfléchir certains clubs qui m’ont négligé à une époque.. Même si ça arrive un peu tard dans ma carrière. A certains moments, j’ai voulu revenir, j’étais en contact avec Valenciennes, Le Havre, Sedan, mais on ne m’a jamais donné l’opportunité !

Vous savez que beaucoup d’observateurs disent que le point faible de Konyaspor, c’est sa défense… (Il est défenseur central)

C’est une opportunité de les faire taire ! Les matchs ne se ressemblent pas tous, on vit un début de saison compliqué (une seule victoire en quatre matchs), mais ça s’est joué à chaque fois sur des détails ! On sait qu’on a un coup à faire à Marseille, on va essayer de créer la surprise.

Vous êtes content d’avoir atterri en Turquie après cette carrière de baroudeur ?

C’est sûr que Konya, ce n’est pas Istanbul… Mais on ne se plaint pas ! J’ai eu la chance de rester dans le foot, je côtoie le haut niveau, la coupe d’Europe avec Bucarest, avec Konyaspor… C’est une belle récompense de vivre ça maintenant.

Et puis on ne va pas se mentir, les salaires sont pas mal en Turquie non ?

Ils payent très bien, il n’y a rien à dire ! Je vis de ce que j’aime, tout va bien !

Deni Milosevic : « Pas des joueurs qui me font rêver »

On pourrait le croire égaré au fin fond de l’Anatolie… Mais Wilfried Moké n’est pas le seul joueur formé en France à évoluer à Konyaspor. Le Grenoblois Mehdi Bourabia devrait lui aussi être titulaire ce jeudi. Et si la France leur manque trop, ils peuvent tailler le bout de gras en Français avec Deni Milosevic, né à Liège, en Belgique. « Depuis que je suis petit, je suis un peu Marseille, j’aime bien la ferveur qu’il y a, nous a-t-il expliqué depuis sa chambre d’hôtel, avant l’entraînement au Vélodrome. Je suivais pas mal quand il y avait Michy (Batshuayi), maintenant il n’y a plus trop de joueurs qui me font rêver ». Milosevic ne va toutefois pas s’enflammer : « On sait qu’on est l’outsider, mais on n’a peur de rien. On sait qu’ils ne tournent pas trop bien en ce moment mais on n’y pense pas trop ! »