Réunis dans le local du centre social Air Bel (11e), une quarantaine d'habitants de la cité sont venus hier rencontrer deux associations de locataires du quartier. L'amicale de locataires et la confédération des familles se battent ensemble depuis cinq ans pour « réparer des bourdes commises depuis des années par les bailleurs ». En cause, selon les associations, des charges payées par les locataires qui ne seraient pas à mettre à leur compte, comme l'eau du réseau incendie par exemple. Dans le local, chacun y va de sa préoccupation : augmentation des charges sans explication, travaux d'entretien non effectués dans les appartements, courriers aux bailleurs restés sans réponse...
« Après un an de médiation entre les locataires et les bailleurs, les dossiers ont été portés en justice. Nous en avons présenté vingt, ils ont tous eu gain de cause », explique Michel Ghio, président de l'amicale des locataires et habitant d'Air Bel depuis trente ans. Une vingtaine d'autres sont en cours de préparation pour demander « le remboursement des charges concernant l'entretien des espaces extérieurs », ajoute-t-il. « Il n'y a pas un seul jeu pour les enfants dans toute la cité », se plaint une habitante. « Il y en a eu, rétorque une autre, mais les aires de jeux ont été saccagées. » « Il faut faire circuler une pétition dans la cité et la transmettre à qui de droit », propose un locataire. Bailleurs et élus avaient été invités à la réunion, « aucun n'est venu. A un mois des élections locales, ils nous montrent encore une fois leur conception du service de proximité », déplore Michel Ghio.