VIDEO. SC Bastia: Le groupe de repreneurs renonce à leur projet

FOOTBALL Le groupe de repreneurs qui avait passé un accord avec le Sporting Club de Bastia a finalement renoncé à leur projet…

A.M. avec AFP

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Des supporters du SC Bastia

Des supporters du SC Bastia — Michel Maestracci / Icon Sport

Le groupe potentiel de repreneurs, composé d’une dizaine d’entrepreneurs de l’île, qui avait passé un accord lundi avec le Sporting Club de Bastia (Corse), a finalement décidé de renoncer à ce projet. Ils l’ont annoncé ce jeudi dans un communiqué.

« Après (…) l’échec de notre tentative de sauvetage du Sporting Club de Bastia en L2, nous voilà contraints de renoncer au projet de reprise de l’association pour les mêmes raisons : le manque de volonté sérieuse de passer la main et l’absence de sincérité des dirigeants sur la situation réelle du club », écrit le groupe, composé du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Haute-Corse Jean Dominici, de Pierre-Noël Luiggi, président d’Oscaro, sponsor du club en Ligue 1, de Frédéric Antonetti, ancien entraîneur du SCB, et de chefs d’entreprise.

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Situation catastrophique

Après sa relégation sportive en L2, Bastia a été rétrogradé administrativement en National 1 par la DNCG, le gendarme financier du football, à cause de ses difficultés budgétaires. Cette sanction a été confirmée en appel, puis par un avis du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). La DNCG et le Comité exécutif de la Fédération française de football n’ayant pas validé le budget du club pour le National 1, le SCB doit finalement évoluer en National 3.

« Nous étions prêts (…) à apporter nos compétences et nos moyens, ainsi que 100.000 euros chacun pour renflouer et relancer l’association, la section amateur, avec son palmarès illustre, et nourrir des ambitions rapides de retour à l’élite », expliquent les entrepreneurs. « Malheureusement, comme la section professionnelle, la section amateur, après un rapide audit, s’est avérée être dans une situation catastrophique, bien loin des annonces rassurantes, avec près d’un million d’euros de dettes et de pertes, et de la nécessité de financer un plan de restructuration et de licenciements ». Le groupe a assuré conserver le « droit de (se) manifester à nouveau si, à l’avenir, les conditions le permettent sérieusement et réellement ».